Cotal-France, l'Amérique Latine des professionnels du tourisme | Accéder à la version en ligne

Cotal France
Philippe-Bastelica

Rémi Vénitien Chers amis,

La reprise de l'activité et belle et bien là, avec des chiffres qui frôlent les taux de fréquentation de 2019, d'avant le début de la pandémie qui nous a tous impacté. Les assouplissements des quelques mesures sanitaires encore en place ainsi que la réouverture des frontières les unes après les autres se confirment, permettant à tous de voyager et de se rassembler à nouveau. Un retour à la normale se dessine enfin, après plus de deux ans d’incertitudes.

Ces beaux jours marquent également le retour de notre workshop, où seront présentes de nombreuses destinations ainsi que les acteurs de cette magnifique zone qu'est l'Amérique latine.

Pour cette nouvelle édition, nous vous proposons une interview exclusive de Philippe Bastelica, Secrétaire Général de la Semaine de l'Amérique Latine et des Caraïbes, dont l'édition 2022 aura lieu dans quelques jours. Un entretien qui vous permettra d'en savoir plus sur cet événement, qui fête cette année sa neuvième édition, ainsi que sur son programme. Il interviendra d’ailleurs jeudi 19 mai, lors du workshop Amérique latine que nous organisons à Paris (accès réservé aux inscrits).

Pour toute l'équipe de COTAL France
Rémi VENITIEN, Président

J'adhère à la Cotal



Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes 2022
Du 26 mai au 11 juin, la France met à l’honneur l’Amérique latine et les Caraïbes à travers la neuvième édition de la Semaine de l’Amérique latine et les Caraïbes (SALC). Une occasion de célébrer les liens d’amitié et les intérêts partagés entre nos deux régions, mais aussi de découvrir la richesse et la diversité de ce sous-continent autour d’une riche palette d’événements culturels, scientifiques, politiques, économiques ou simplement festifs. www.semaineameriquelatinecaraibes.fr
Echange avec Philippe Bastelica, secrétaire général de la Semaine de L'Amérique Latine et des Caraïbes


"En Amérique latine, la France est souvent présente dans les cœurs et dans les esprits"

 Alors que l’édition 2022 de la Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes débute dans quelques jours, son Secrétaire général, Philippe Bastelica, revient sur les origines et les objectifs de cette manifestation à la fois culturelle, scientifique, politique, économique et festive. Pour la COTAL, l’ancien ambassadeur de France au Guatemala et en Uruguay, qui fut aussi conseiller du président de l’Institut des Amériques et en charge des relations internationales de l’École Nationale d’Administration (ENA), livre également son regard sur les liens privilégiés qui unissent la France à cette région du monde aussi passionnante que diverse.


En premier lieu, abordons si vous le voulez bien l’événement dont vous avez la responsabilité. Quand la Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes se déroule-t-elle et depuis quand existe-t-elle ?

La Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes se déroulera cette année du 26 mai au 11 juin. Vous le voyez, c’est une « semaine » non pas de sept, mais de dix-sept jours ! Je pense que cela illustre bien l’adage selon lequel « quand on aime, on ne compte pas ». Ce rendez-vous en sera en 2022 à sa neuvième édition. Le Sénat avait recommandé en 2011 que la France célèbre chaque année, le 31 mai, une « Journée de l’Amérique latine et des Caraïbes ». En 2014, le ministère des Affaires étrangères en a fait une « Semaine », qui se déroule depuis chaque année à la charnière de mai et juin avec l’ambition d’étendre l’initiative originelle au public le plus large, aux domaines les plus divers, et cela non seulement dans toute la France mais aussi en Amérique latine. Je voudrais souligner le caractère unique de cette célébration : il n’y a pas en France d’autre région du monde qui fasse l’objet d’une manifestation analogue, et il n’y a pas de pays au monde, en dehors de la France, qui ait pris une telle initiative.

Quel est l’objectif stratégique et diplomatique d’un tel rendez-vous pour notre pays ?

Ceux qui ont eu comme moi la chance de représenter la France en Amérique latine pourraient, je crois, tomber d'accord sur un constat : la France y est souvent présente dans les cœurs et les esprits et la place qu'elle y occupe est généralement plus grande que ce qu'en disent les statistiques de nos échanges. On pourrait croire qu'en retour, le regard des Français se porte moins volontiers vers cette partie du monde. Face à cet apparent déséquilibre, la Semaine de l'Amérique latine et des Caraïbes, ou SALC, apporte une double réponse. D'abord, elle constitue un message d'amitié adressé à des peuples qui sont nos cousins dans la latinité. Ensuite, elle démontre qu'il n'y a pas, en France, de désintérêt et encore moins de désamour pour l'Amérique latine : les Français sont de grands amateurs de sa littérature, de sa musique, de sa peinture. Ils sont l'un des meilleurs publics étrangers pour le cinéma latino-américain, d'ailleurs souvent coproduit par la France. Ils sont aussi parmi les grands investisseurs étrangers sur le continent, où nos entreprises figurent, dans plusieurs pays, parmi les principaux employeurs, en tout cas parmi les principaux employeurs étrangers. La France est une destination privilégiée pour les étudiants latino-américains. Puisse-t-elle le devenir aussi, davantage encore qu'aujourd'hui, pour leurs touristes ! Enfin, à travers les collectivités françaises des Antilles et de la Guyane, nous sommes aussi des voisins pour les États d'Amérique latine et des Caraïbes. Au-delà du message envoyé à l'Amérique latine et aux Caraïbes, la SALC s'adresse aussi aux Français avec deux objectifs principaux. Le premier est de faire mieux connaître l'Amérique latine et les États qui la composent, qu'il s'agisse de leur culture, de leur histoire, de leur territoire, de leur économie ou de leur société. Le second objectif est de mettre en valeur les liens de tous ordres qui, dans tous les domaines, unissent la France à l'Amérique latine et aux Caraïbes. Ces deux objectifs convergent en une même finalité : prendre appui sur ce qui nous unit pour développer, dans notre intérêt mutuel, des relations encore plus étroites, tant sur un plan bilatéral que dans les enceintes multilatérales. Nous serons ainsi en mesure d’unir nos forces pour faire prévaloir les valeurs et les intérêts que nous partageons, face à des enjeux aussi importants et divers que la défense de la démocratie et des droits de l’Homme, la préservation de l’environnement, de la biodiversité et du climat, le maintien de la paix et de la sécurité internationales ou la protection de la santé mondiale.

Quelles sont les temps forts qui rythment la SALC ? À qui sont-ils destinés et qui peut y prendre part ?

Le programme de la SALC compte chaque année plusieurs centaines d'évènements. Il est difficile de les résumer en quelques mots, d'autant que nous avons pris le parti de nous ouvrir à la plus grande variété de projets. Nous voulons que tous ceux qui s'intéressent à l'Amérique latine et aux Caraïbes et à leurs relations avec la France se sentent à leur aise dans notre programme où l'on trouvera donc, côte-à-côte, des institutions prestigieuses et des acteurs individuels tels que des artistes, des petites entreprises ou des associations parfois très modestes. Pour donner néanmoins quelques exemples des contenus que nous proposons à notre public, il y aura, cette année encore, des forums économiques destinés aux entreprises ou aux décideurs et aux experts, des colloques scientifiques, des concerts, des pièces de théâtre, des projections de films, des moments de partage gastronomique et des soirées festives. J'en oublie certainement, mais pour connaître le riche programme de la SALC, il suffit de se rendre sur notre site internet www.semaineameriquelatinecaraibes.fr. Ce dernier précise, pour chaque événement, les conditions d’accès. Certaines activités sont ouvertes à tous, d’autres nécessitent une inscription préalable, d’autres enfin ne sont accessibles que sur invitation. Certaines activités sont gratuites, d’autres payantes. Qui s’intéresse ou souhaite s’intéresser à l’Amérique latine et aux Caraïbes trouvera en tout cas dans notre programme, j’en suis sûr, des propositions séduisantes.

Dans le cadre de la SALC, êtes-vous amené à échanger avec d’autres associations ? Si oui, quel est leur objet et la Cotal aurait-elle éventuellement intérêt à mettre en place des synergies avec certaines d’entre elles ?

D’une manière générale, je crois beaucoup aux vertus de l’échange et des réseaux. Peut-être y a-t-il là un peu de déformation professionnelle puisque les diplomates consacrent une grande partie de leur énergie à favoriser les rencontres, le dialogue et la coopération. De ce point de vue, la SALC a constitué pour moi une expérience gratifiante car j’ai vu plus d’une fois nos différents partenaires faire connaissance les uns avec les autres à l’occasion de la Semaine ou des rencontres que j’organisais pour la préparer. J’encourage donc la COTAL et ses membres à prendre connaissance attentivement de notre programme, car je suis sûr qu’ils y découvriront de quoi alimenter leur réflexion et leur action, ainsi que des occasions de se faire connaître des autres.

Vous avez été ambassadeur de France au Guatemala et en Uruguay. Quels souvenirs conservez-vous, en quelques mots, de vos expériences de vie et de travail dans ces deux pays ? Entretenez-vous avec eux, aujourd’hui encore, des liens privilégiés ?

J’ai eu la chance d’être ambassadeur dans ces deux pays qui ont en commun d’appartenir à l’Amérique latine, mais qui sont profondément différents par bien des aspects. J’y ai vécu deux expériences extrêmement gratifiantes. S’il fallait mettre en avant leurs points communs, je citerais leur grande richesse culturelle et la beauté de leurs paysages. Quand une mission se termine, il est toutefois indispensable de savoir tourner la page faute de quoi il serait impossible de s’ouvrir à de nouveaux objectifs et de nouveaux défis. Mais cette page tournée n'efface pas le chapitre qui vient de s’écrire dans l’histoire de votre vie. Il en reste des souvenirs, des leçons, des amitiés et parfois, il faut bien l’avouer, une touche de nostalgie, même si l’on doit veiller à ne pas s’y complaire.

Sûrement avez-vous eu l’occasion, en parallèle de vos missions professionnelles ou depuis celles-ci, de voyager à travers l’Amérique latine. Pour conclure, pouvez-vous nous dire quelles expériences gardez-vous particulièrement en mémoire ? Quels endroits ont marqué le voyageur que vous êtes ?

Il m’est impossible de citer tout ce que j’ai retiré de mes nombreux voyages en Amérique latine, comme dans d’autres parties du monde. Le voyage me semble une quête sans fin, dont on revient toujours enrichi, mais conscient de toutes les expériences et les connaissances qui nous font encore défaut. Pour éviter le vertige, je pense utile de savoir se concentrer sur l’instant présent. Pour ma part j’essaie cependant d’entretenir cet instant, de le prolonger en prenant, chaque fois que je le peux, des photographies de mes voyages et de mes séjours à l’étranger.

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